550 - Décembre 2014
1 Novembre 2014 - 5 Décembre 2014

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AMÉRIQUE LATINE

Ordination épiscopale de l’évêque João Kot

Beaucoup font des recherches sur leur généalogie, pour mieux connaître leurs ancêtres. Les évêques catholiques également aiment à retracer leur lignage épiscopal, à savoir l’ascendance épiscopale de l’évêque qui les a ordonnés, pour être successeurs des apôtres.

Le premier Oblat, évêque au Brésil, Monseigneur João KOT, a été ordonné évêque, le 18 octobre 2014, par Dom Pedro Brito, Archevêque de Palmas. Mais si on remonte huit rangs dans son lignage, celui que l’on rencontre c’est l’évêque Saint Eugène de Mazenod, Fondateur des Oblats de Marie Immaculée. Les évêques co-consécrateurs étaient Dom Fernando Saburido, archevêque d’Olinda et Recife, où Dom João a travaillé pendant plusieurs années et Dom Carlo Ellena, évêque émérite de Zé Doca.

Dom João, comme il est maintenant appelé en portugais, a été choisi par le Pape François, le 23 juillet, comme nouvel évêque du diocèse de Zé Doca, dans l’Etat de Maranhão. Le nouvel évêque est né et a grandi dans sa Pologne native et il est arrivé au Brésil en 1994.

Le diocèse du nouvel évêque est étendu. Il compte 20 municipalités, dans une ère géographique de 35.100 km², en partie le long de la côte et en partie dans la région des forêts.

Mgr. Kot est né le 10 mai 1962, dans la ville de Makow, diocèse de Krakow (Pologne). Il a fait les vœux comme Oblat, le 8 septembre 1986 et a été ordonné prêtre le 20 juin 1992.

Il y a une vidéo Youtube, disponible en portugais: http://youtu.be/1N2gtkXePMM



Un nouvel arrivé

Le P. Roger HALLÉE, qui a travaillé de longues années à Haïti et en Colombie, est arrivé récemment à Cuba. Il nous parle de son travail dans les «News Notes» du Frère Augustin COTÉ.

Je suis arrivé à La Havane, à Cuba, le 22 août; le P. Alberto MONTIEL, le Supérieur de la Mission oblate de Cuba, m’attendait. Il est Argentin et a passé ces treize dernières années à Cuba. On attendait mon arrivée à Cuba et j’ai été mis tout de suite au travail, dans la région de Catalina de Guines, à quelques 60 kilomètres, au sud-est de La Havane, à une heure de route sur route goudronnée. Il y a deux communautés à Cuba, l’une à Catalina et l’autre à Los Palacios, à 80 kilomètres environ au sud-ouest de La Havane. Il faut deux heures de route entre les deux régions pastorales.

A Catalina, Alberto et moi-même avons en charge 4 paroisses: Catalina, Aguacate, Madruga, et Piché. On m’a confié ces deux dernières, auxquelles sont rattachées des stations, à desservir une fois par mois. Ce fut pour moi une surprise agréable de constater les activités actuelles de l’Eglise dans la région. Pendant mes petits séjours à Cuba, au milieu des années quatre-vingt-dix, les possibilités pastorales était vraiment très limitées, et les paroisses comptaient bien peu de paroissiens actifs. Le changement actuel est très positif, plus d’activités pastorales, plus de participation de la part de la population locale. Par exemple, à Madruga, il y a un chœur de jeunes et un groupe de jeunes; il y a 20 catéchistes à l’œuvre, avec plus de 180 enfants. Les célébrations sont bien fréquentées. Les jours de fête peuvent être célébrés en public, après en avoir demandé la permission au gouvernement qui l’accorde volontiers. Ainsi, oh! surprise, il y a beaucoup à faire et beaucoup plus encore attend la présence oblate à Cuba.



Avec les Indiens au Brésil

Henri Leconte est parti au Brésil il y a 15 ans. Du haut de ses 81 ans, bon pied bon œil, son enthousiasme reste intact. De passage à Paris, il nous a parlé de la réalité oblate brésilienne, et de son actualité personnelle ...

Quelle est ta situation aujourd'hui ?

Je suis dans une communauté de formation à Belém, avec quelques jeunes qui envisagent de devenir Oblats. J'y suis comme accompagnant, témoin de la mission.

Et que font les Oblats aux Brésil ?

Nous sommes 52, dont plus de la moitié sont brésiliens. Beaucoup sont en paroisse mais dans le même temps, bon nombre d'entre nous sommes engagés dans des pastorales de type social.

Et toi ? J'ai entendu dire que tu étais engagé au côté des Indiens ...

C'est une découverte que j'ai faite en paroisse : l'origine indienne des familles, même si elles ne veulent pas le reconnaître ! Dans une société brésilienne très métissée, on assiste à un rejet, disons même une honte, de l'origine indienne. Du coup, quand j'ai laissé la paroisse il y a 6 ans, j'ai pris contact avec le Centre Indigène Missionnaire, le CIMI, un organisme qui dépend de la Conférence des Religieux, et qui travaille avec les Indiens. Depuis, je fais des séjours réguliers dans des villages Indiens situés a plus de 500 km de Belém. Le plus difficile, bien sûr, ce sont les voyages en autocar, avec des routes très mauvaises ! Mais plus ça va, plus je suis à l'aise. Il s'agit de les connaître dans leur vie : leur manière de penser, écouter ... Très souvent, je ne dis presque rien : s'habituer à leur manière de faire, de dormir, de manger; occuper son temps à visiter, en sachant qu'on découvre des choses qui nous surprennent.

Ils parlent le Brésilien ?

Oui ! Mais dans le même temps, ils renouent avec leur culture. Je me souviens avoir participé à une fête religieuse étalée sur plusieurs jours. Je ne savais pas trop s'ils étaient d'accord ... Le troisième jour, le fils du pagé m'a dit : « Merci, Père, d'être venu. C'est la première fois qu'un prêtre catholique participe à cette fête du début à la fin. »

Comment présenterais-tu le défi missionnaire avec les Indiens ?

Le problème, clairement, c'est la honte d'avoir des ancêtres Indiens ! C'est un rejet, une tache dans toutes les familles, et ce parce qu'il y a le mélange culturel Europe-Afrique-Amérique. Finalement, les esclaves ont été mieux intégrés que les Indiens.

Comment opère le CIMI?

Au CIMI, notre politique est d'aider les Indiens à rester dans leurs terres car même s'ils s'enculturent dans la société brésilienne, ils veulent garder leur originalité. Et nous Église catholique, devons aller jusqu'au bout. Au niveau de la religion, la Bible, c'est tout à partir de la Terre Promise : le peuple ne vivait que s'il retrouvait sa terre, cette terre ou coulaient le lait et le miel. Pourquoi n’insistons-nous pas plus là-dessus pour faire passer le message de notre foi ? Quand je lis un évangile, j'aime bien prendre des paraboles à partir de la terre, de la pêche, qui font entrer dans une plus grande connivence avec la réalité indienne. (OMI France octobre 2014)



A sept ans, un Centre se développe

Il y a sept ans, les Oblats de la paroisse de San Rafael de la région du Cerro de Montevideo ont accueilli les premiers étudiants au Centre ‘Talitakum’. Le nom du centre vient de l’Evangile où il est question de la fille de Jaïre, à Capharnaüm, âgée de 12 ans, que Jésus ramène à la vie et à sa famille. Ce centre est une communauté d’études qui continue le projet de Jésus dans ses multiples aspects: scolaires, récréatifs, sportifs, aspects psycho-sociaux et affectifs, etc. C’est un essai pour recréer une atmosphère familiale où les jeunes puissent grandir «en sagesse et en grâce.»

Dans le premier groupe, il y avait 20 jeunes. Cette année, l’année scolaire a commencé avec 60 jeunes qui avaient abandonné leurs études et risquaient d’aller courir les rues toute la journée, sans espoir pour l’avenir. ‘Talitakum’ leur offre une possibilité d’ étudier l’électricité, la cuisine, le travail sur métaux, l’informatique et la couture.

Leur réalité est très difficile à cause de la situation socio-économique de leurs familles et de leur environnement. La communauté éducative toute entière: enseignants, personnel de cuisine et de nettoyage, travailleurs sociaux, psychologues, Oblats, travaillent fort, avec les jeunes et leurs familles, afin d’améliorer leur situation afin qu’ils arrivent à s’en sortir par eux-mêmes. Parfois il semble que les éducateurs rament à contrecourant et c’est la chose la plus difficile. Pour nous, il est important de ne perdre aucun de ceux qui viennent à nous, même s’ils sont parfois privés de liberté, à cause d’un vol ou d’une conduite pas tout à fait correcte.

Les élèves, à travers leurs ateliers, rendent aussi service à l’extérieur du centre: ceux de la cuisine préparent les desserts et les sandwiches pour les rencontres; ceux qui apprennent le travail sur métaux font des rails, des portails et des poubelles pour d’autres institutions ainsi que des grilles, des cache-pots et des fenêtres pour leurs maisons. Les apprentis électriciens ont installé le système électrique de notre nouvel hall et parfois ils aident les enseignants par de menus services. Nos tailleurs et couturières font des tabliers et des toques de cuisiniers pour les employés de la cuisine et ils ont appris à faire des pantalons, des chemises, des jaquettes, et de beaux habits de fêtes. Ceux qui sont dans l’informatique ont fait des vidéos sur leurs activités et commencent à mettre à jour des ordinateurs vieux de plusieurs années.

’Talitakum’ est vraiment aimé de notre communauté paroissiale et au-delà. En octobre, nous avons tenu un bazar de charité pour récolter quelque argent. Tout le monde s’y est mis: certains ont préparé des cadeaux, d’autres ont confectionné des saucisses, ou des beignets, d’autres ont tenu des stands de jeux, d’autres ont fait le guet autour du centre afin de prévenir des mauvais coups, ce qui arrive toujours, d’autres ont monté un petit spectacle, et beaucoup d’autres ont donné de leur temps et leurs talents pour le plaisir de tous.

Ceci est très différent de ‘Talitakum’, version 2007, mais il y a la même joie et le même désir d’aider ces jeunes autant qu’il est possible. (P. Antonio MESSERI pour la Procura delle Missioni OMI)



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36e Chapitre Général 2016
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