560 - Novembre 2015
13 Octobre 2015 - 10 Novembre 2015

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QUELQUES CONSEILS DU FONDATEUR SUR LA FORMATION

Quelques conseils du Fondateur sur la formation


P. Cornelius Ngoka, omi, Assistant Général

Tout au long de cette année, nous avons prié et réfléchi sur la formation comme un cheminement de conversion qui dure toute la vie. Nous avons vécu des rencontres de partage de foi et d’expériences, nous avons peut-être posé des actes concrets de conversion. Bientôt, nous commencerons la troisième année du Triennium oblat qui nous conduit à la célébration du jour où, il y a 200 ans, la première communauté oblate s’est réunie à Aix-en-Provence, le 25 janvier 1816. Dans la lettre de demande adressée aux Vicaires Généraux d’Aix, saint Eugène et ses premiers compagnons précisent que «s’ils ont préféré former une communauté régulière de Missionnaires, c’est pour tâcher de se rendre utiles au diocèse en même temps qu’ils travailleront à l’œuvre de leur propre sanctification, conformément à leur vocation» (Choix de textes, n° 5).

Pour le Fondateur, la formation et le renouvellement font intégralement partie de l’être Missionnaire. Il était convaincu que l’avenir dépendra toujours de la qualité de formation des Oblats, à tous les niveaux. Voici des extraits de ses lettres, laissons Eugène de Mazenod nous parler de la formation dans un langage de son temps mais avec une conviction et une vision qui nous rejoignent et nous interpellent aujourd’hui.

«Je vois avec peine que vous vous surchargez des travaux; je n’approuve pas du tout cette méthode; elle a le double inconvénient d’épuiser vos sujets et de les tenir trop longtemps hors de la maison… Au nom de Dieu que l’on rentre dans l’intérieur de la communauté pour s’y renouveler dans l’esprit de sa vocation, autrement c’en est fait de nos missionnaires, ils ne seront bientôt plus que des cymbales retentissantes» (Au père Guigues, supérieur à Notre-Dame de l’Osier, le 27 mai 1835 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 255).

«Mais ne perdez jamais de vue que c’est pour Dieu que vous travaillez, que la gloire de son saint nom y est intéressée, que l’Église réclame ce service de vous. C’est vous dire de surnaturaliser vos études, de les sanctifier par une grande droiture d’intention, laissant tout amour-propre de côté, ne vous recherchant en rien; par ce moyen les auteurs profanes peuvent vous élever à Dieu comme les Pères de l’Église». (Au père Mille, supérieur à Billens, Suisse, le 3 janvier 1831 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 463).

«Oui sans doute il faut user d’un juste tempérament dans vos rapports avec les frères qui vous sont confiés. Beaucoup de douceur dans les manières, mais une grande rigueur dans la régularité, dans la pratique des Règles dont il faut que l’on prenne la sainte habitude pour s’en faire pour ainsi dire une sorte de nature qui se maintienne tout le cours de la vie» (Au père Mouchette, nouveau modérateur des scolastiques, à Notre-Dame de Lumières, le 9 juillet 1853 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 459).

«J’allais vous dire de leur inculquer le renoncement à eux-mêmes, à leur propre esprit, l’obéissance telle que l’entendent nos Règles et qu’elle est pratiquée dans toute congrégation ou ordre bien réglés. Le zèle de leur propre perfection pour mériter de travailler à la sanctification des autres… Je vous prie d’exiger aussi que l’on soit poli, honnête, prévenant. Ne passez aucune grossièreté» (Au père Bellon, modérateur des scolastiques, le 30 août 1844 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 458).

«Les nouvelles satisfaisantes que vous me donnez de votre communauté de Montolivet me comblent de consolation. Mes yeux et plus encore mon cœur sont sans cesse dirigés vers ces chers enfants, l’espérance de notre famille. Je suis heureux de les voir comprendre la sublimité de leur vocation, et travailler avec courage à devenir de saints religieux» (Au père Mouchette, modérateur des scolastiques, le 11 mars 1860 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 461).

«Faites faire à l’abbé Viguier un bon noviciat, ne vous en tenez pas à la superficie, faites-lui pratiquer toutes sortes de vertus, dressez-le à l’amour de la pauvreté, à l’obéissance, à l’entière abnégation de lui-même, à l’esprit de mortification, à l’humilité. Ce que je vous dis pour lui, je vous le recommande également pour tous les autres» (Au père Tempier, le 18 juin 1821 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 430).

«Le maître des novices doit être tout à son affaire. Il ne faut donc jamais le détourner de ses occupations habituelles auprès des novices qu’il doit, pour ainsi dire, couver comme la poule couve ses poussins. Si parfois le supérieur voulait employer à quelque chose le maître des novices, il devrait combiner avec lui le temps afin que le noviciat, qui est à proprement parler son unique affaire, n’en souffrît pas» (Au père Courtès, le 3 octobre 1834 dans Choix de textes relatifs aux Constitutions et Règles, n° 435).

L’engagement à vivre la formation comme une expérience de conversion constante nous dispose à renouveler notre oui au Seigneur, à l’exemple de Marie Immaculée, dans une fidélité toujours inventive.




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36e Chapitre Général 2016
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