563 - Février 2016
8 Janvier 2016 - 8 Février 2016

Téléchargez

CANADA—ÉTATS-UNIS

Justice pour les écoles catholiques

Les Constitutions et Règles Oblates (9a) disent que les Oblats sont appelés à «l’action en faveur de la justice, de la paix et de l'intégrité de la création ». Quelques Oblats ont pris cela à cœur lorsqu’il s’agissait de la justice envers des écoles catholiques.

Maillardville est une zone dans le territoire de la Colombie-Britannique, colonisée par les Français, avec sa première paroisse fondée en 1913 par P. Edmond MAILLARD († 1966). En 1951, deux paroisses françaises servaient la communauté francophone, et leurs écoles avaient atteint le record de 850 élèves. À ce moment, le gouvernement n'offrait pas de financement pour l'éducation catholique: quel contraste pour la plupart des paroissiens, venus de Québec, où le financement était assuré! La situation était ressentie comme une injustice.

Les Oblats ont réuni les parents d’élèves de l'école le 2 avril 1951, et, dans un geste provocateur et courageux, ils ont informé les parents qu'ils allaient fermer les portes des écoles pour protester contre le manque de financement. Les parents devraient inscrire leurs enfants dans les écoles publiques. La «grève», dirigée par P. Joseph Fouquette assisté par Pat Power, (le frère d'un Oblat, le P. Miles PUISSANCE [† 1982]), a duré une année complète avant la réouverture des écoles en septembre 1952. «Pour la première fois dans l'histoire de la Province, la question de l'école a été soulevée de manière efficace et les choses ne seront jamais plus les mêmes», avait déclaré Power.

Alors qu'il a fallu 26 ans avant que les écoles catholiques ne reçoivent des fonds du gouvernement, certains progrès avaient été réalisés à l'époque: l’école était dispensée d’impôts et les enfants recevaient gratuitement les manuels scolaires. Il a fallu une forte volonté, beaucoup de prières, et un appui solide des gens pour aborder avec succès ce cas de justice pour les enfants des écoles catholiques.

Une anecdote plus ancienne est rapportée par le P. Chris PULCHNY, concernant une autre injustice, relative aussi aux écoles catholiques. Après le premier financement public des écoles catholiques, en 1870, le gouvernement du Manitoba a décrété vingt ans plus tard que le financement n’irait qu'aux écoles publiques. Les exercices religieux étaient autorisés dans ces écoles, mais sans aucun soutien financier. Dans ces circonstances, un jour, vers la fin de l'hiver, le père Chris a reçu un avis de la ville de Winnipeg déclarant qu'il faudrait séparer les ordures de l'église de la poubelle de l'école. La ville ne ramasserait plus les ordures de l'école. Vers le mois de mars, l’entassement de déchets, derrière l'école, était intolérable. P. Chris a appelé la ville pour se plaindre, et a déclaré que si les ordures n'étaient pas ramassées avant le lundi matin, il les mettrait au milieu de la rue et appellerait leWinnipeg Free Press pour prendre des photos. Ces photos paraîtraient à la une du journal. Ils ont amené la ville à la cour pour motif de discrimination et ils ont gagné. Plusieurs années plus tard, en 1990, la question des écoles du Manitoba a finalement été réglée, avec un financement rétabli pour les écoles catholiques.

La Justice et la proximité aux gens sont deux aspects du charisme d'Eugène que l’on retrouve, historiquement, dans la vie des Oblats. (Par Chuck Luttrell, oblat associé,www.omilacombe.ca)




«Page 6 de 9»

36e Chapitre Général 2016
36e Chapitre Général 2016
Oblate Triennium
Oblate Triennium
Vocations OMI
Vocations OMI
Oblatio
Oblatio
Aix-en-Provence
Aix-en-Provence
Autres sites oblats
Autres sites oblats
Newsletter